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Placard : Los Olvidados, l’innocence surréaliste

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Parmi les génies dont la notoriété, au sein de la culture cinéphilique, ne peut être remise en cause, Luis Buñuel fait partie de ceux qui laissent derrière eux une œuvre qui se distingue tant par sa diversité que sa totalité artistique. Comment ne pas faire d’un maître, celui qui a su mieux que personne prouver que le cinéma était capable de tout, à commencer par questionner les limites du réel ? Entre Simon du désert et Belle de jour, un remarquable fossé subsiste, mais un même gène et une inexprimable puissance nous rappellent que l’œuvre d’un véritable poète ne se résume pas en deux lignes. Los Olvidados unit à sa façon « les Buñuel » qui ont su nous surprendre autant que nous apprendre. Le film, bien que tourné en studio, respire le […]

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Placard : L’Intendant Sansho, une perle rare du mélodrame japonais

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« Kenji Mizoguchi est au cinéma ce que J.-S. Bach est à la musique, Cervantès à la littérature, Shakespeare au théâtre, Titien à la peinture : le plus grand. » (Jean Douchet) Kenji Mizoguchi, faut-il le rappeler, est l’un des réalisateurs le plus prolifique du cinéma japonais, disparu à l’âge de 58 ans, le 24 août 1956. Aucun réalisateur n’a su dépeindre, avec autant d’humanisme et de passion, l’essence même de l’âme japonaise. Dès ses débuts, le cinéaste a manifesté un profond intérêt pour les classes populaires et les personnages marginaux. Ce fort engagement politique est le fruit d’une longue collaboration, qui débute en 1936, avec le scénariste Yoshikata Yoda, lui aussi issu d’un milieu populaire. Grâce à Yoda, Mizoguchi réussit à raconter des histoires réelles, tout en conservant le lyrisme du […]

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Placard : Les Amants crucifiés, la mort comme union éternelle

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Ce 20 août, Films sans Frontières ressort dans une version restaurée ce film du réalisateur japonais, connu pour ses nombreux mélodrames où le rôle de la femme est exploré dans toute sa splendeur. L’histoire est simple. Mohei, employé préféré du grand imprimeur du Palais Impérial, utilise frauduleusement le sceau de son patron pour obtenir de l’argent, destinée à Osan, la femme du grand imprimeur, qu’il aime secrètement. Seulement sa faute est découverte, et dans un concours de circonstances, Osan et lui, surpris ensemble, se doivent de fuir pour survivre. L’intérêt du film est de montrer la fuite de deux êtres appartenants à une classe sociale bien différente, qui fuient ensemble, finissant par se comprendre, s’aimer, puis par mourir sur un seuil d’égalité. La scène finale, des deux amants attachés, prêts […]