Critique : La Tête haute, l’histoire d’une forte tête

La Tête haute d’Emmanuelle Bercot – Film d’ouverture du 68e Festival de Cannes

Choisi pour être le film d’ouverture du 68e Festival de Cannes, La Tête haute (2015) d’Emmanuelle Bercot avec Rod Paradot et Catherine Deneuve est un film à la fois, déchirant et pertinent.

Dés l’âge de 6 ans, la mère de Malony a décrété que son enfant était un boulet, ce fut la première personne à l’abandonner, la première d’une longue série. C’est également à cet âge qu’il fait la connaissance d’une juge (Catherine Deneuve) et de tout le système de protection de l’enfance qu’il va côtoyer dans les dix prochaines années. Ce qui frappe dès la première visite chez le juge, c’est l’incompréhension, en effet, on voit la scène à travers le point de vue du jeune garçon, sans comprendre plus que lui ce qui se déroule devant ses yeux : la mère quittant le bureau en trombe et la juge utilisant une première série d’acronymes abscons propres au système judiciaire tels que UEMO, CEF, ou UEHC… qui vont régir sa vie pour les prochaines années. Mais c’est dans l’adolescence que l’on va finalement faire connaissance avec la personnalité de Malony, qui après avoir délaissé les bancs de l’école et pratiqué le vol et la violence s’essaye ingénieusement à combiner les deux pour aboutir de nouveau dans le bureau de la juge pour vol avec violence.

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Le voilà donc engagé sur une autoroute pour reprendre la métaphore de son avocat qu’il ne quittera plus malgré les sorties offertes en permanence par cette juge et la seconde figure importante pour lui, son nouvel éducateur Yann (Benoit Magimel). Yann et Malony vont fonder une relation paternelle, et surtout basée sur une identification mutuelle, l’adulte y verra le jeune tourmenté qu’il était et essaiera de tout faire pour lui éviter l’incarcération et Malony trouvera en Yann un exemple à suivre, quelqu’un à rendre fier.

On peut s’étonner du parti-pris du film, quel est le message qu’il veut nous véhiculer ? N’y a t’il donc aucun espoir pour ce jeune homme ? Son comportement semble parfois tant exacerbé qu’on frôle la caricature mais heureusement, le regard d’Emmanuelle Bercot reste bienveillant, pour ce personnage qui finalement lors de son incarcération demandant sa mère nous rappelle qu’il n’est encore qu’un enfant.

la tete haute lhistoire dune forte tete 2 Critique : La Tête haute, lhistoire dune forte tête

Cette bienveillance est le sentiment qui règne parmi les personnages principaux, elle sera incarnée magistralement par une Catherine Deneuve au sommet surtout lorsqu’elle prononce cette phrase : « On n’est pas là pour vous aimer mais pour vous aider ». Cependant elle nous montre que dans les actes, on peut aller jusqu’à aimer pour aider.

Placard : Les Ensorcelés, chronique d’un Hollywood sans pitié

Considéré par beaucoup comme le plus abouti des films de Vincente Minnelli (récompensé par six Oscars), Les Ensorcelés, c’est avant tout une satire d’Hollywood. Entre amitié, égoïsme, trahison, déchéance et illusion, le réalisateur brosse un portrait tendre et caustique de l’usine à rêve.

Dans l’Amérique du début des années 50, Jonathan Shields (Kirk Douglas), producteur déchu et maudit, tente de reprendre contact avec trois de ses anciennes relations : une star, un réalisateur reconnu et un écrivain récemment couronné d’un Pulitzer. C’est à travers ces trois regards que Minnelli nous raconte l’histoire de Shields, de ses prémisses à sa décadence en passant par sa carrière fructueuse. Trois flashbacks, tous construits de la même manière, dépeignent la vie de celui qui les a détruit tout en leur apportant la gloire.

Premier à raconter sa relation avec le producteur, Fred Amiel (Barry Sullivan), un réalisateur à succès. C’est dix-huit ans plus tôt que les deux hommes se rencontrent. A l’occasion de l’enterrement de son père, éminent producteur, Shields, blessé que peu de gens se déplacent, engage des extras pour « jouer les pleureuses ». Parmi eux, Amiel, qui devient son premier associé. Engagés par un producteur de second rang, les deux acolytes sortent des films de série Z auréolés de succès relatifs. Las de cette situation, Amiel décide alors de montrer le script sur lequel il travaille depuis des années à Shields : Les Monts Lointains, adaptation d’un célèbre roman. Les deux amis se lancent alors, réussissent à engager Gaucho, le latin-lover bankable, et à obtenir un budget d’un millions de dollars. Seul couac, Shields confie la réalisation à Von Ellstein, réduisant Amiel à un pauvre crédit d’assistant de production.

placard les ensorceles chronique dun hollywood sans pitie 1 Placard : Les Ensorcelés,  chronique d’un Hollywood sans pitié

Ensuite, vient le tour de Georgia Lorrison (Lana Turner), une des dix actrices les plus influentes du 7e art. Treize ans plus tôt, elle baigne dans un océan de déchéance : elle boit, tente de se suicider, rencontre beaucoup d’hommes, n’arrive pas à se faire un nom dans le cinéma. Fille d’un prestigieux acteur à qui elle a construit un autel, Shields veut la sortir de ce gouffre. Il lui offre alors, contre l’avis de tous ses associés, le premier rôle de sa nouvelle production et commence une histoire avec elle. Ce sera la naissance d’une véritable star. Mais l’homme égoïste se lasse de Georgia et la trompe avec une figurante. Une descente aux enfers, qui nous offre l’une des plus belle scènes du film : celle d’une jeune femme détruite et désillusionnée qui fuit en voiture son amour.

Enfin, c’est dans la mémoire de James Lee Bartlow (Dick Powell) que nous emporte Minnelli. Professeur d’histoire en Virginie du Sud, il reçoit le coup de fil de Shields après que son dernier livre a paru. Le producteur veut adapter son œuvre et fait venir l’écrivain acariâtre à Hollywood. Submergé par la naïveté et la vénalité de sa femme, il manque d’inspiration. Le producteur décide alors de l’emmener dans les montagnes, loin de toute distraction. Pendant ce temps, il confie son épouse au beau Gaucho. Au retour de cette retraite, l’écrivain apprend que l’avion de ces deux derniers s’est écrasé. Pour l’aider à faire son deuil, Shields lui donne un travail acharné. Sur le tournage des Monts Lointains, le producteur décide d’enfiler la casquette de réalisateur. C’est une catastrophe, le film ne sortira pas. Abattu, Shields, dans une logorrhée, avoue à Bartlow que si sa femme est morte, c’est finalement de sa faute.

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Tantôt idolâtré et admiré, tantôt détesté et exécré, Jonathan Shields n’existe que par le regard de ces trois protagonistes. Le personnage met en avant une dualité à la lisière d’un manichéisme. C’est un homme avide de pouvoir, d’argent, de célébrité qui fait preuve d’un égoïsme sans borne et qui maîtrise l’art de la manipulation à merveille. Pourtant, si Fred Amiel, Georgia Lorrisson et James Lee Bartlow sont aujourd’hui des pontes du 7e art, ce n’est que grâce à lui. Cette dichotomie, on la retrouve dans le titre original, The Bad and the Beautiful. La traduction française, elle, met en avant le caractère magique et envoutant de l’industrie cinématographique. Les ensorcelés ce sont Amiel, Lorrisson et Bartlow par Shields. C’est aussi le producteur par les rouages destructeurs d’Hollywood. Ce sont aussi les spectateurs devant ce chef d’œuvre. Minnelli fait là une des plus belles déclaration d’amour à son art en le montant sous ses aspects les plus vicieux. Hollywood, c’est comme une drogue, néfaste mais addictive.

Critique : Les Opportunistes, trois versions d’une même histoire

Le long-métrage Les Opportunistes, du réalisateur italien Paolo Virsì, est l’adaptation d’un roman de l’Américain Stephen Amidon intitulé « Human Capital » (le capital humain).

Deux familles italiennes, dont l’avenir se retrouve lié à cause à leurs enfants, sont alternativement au cœur du récit. Le spectateur suit le quotidien d’une famille riche et de l’autre, plus modeste, qui vont voir leurs acquis remis en cause par la crise financière.

La mise en scène est originale. Composé de quatre chapitres, le film traite plusieurs fois un même passage de trois perspectives différentes. Le film débute par un accident de la route. Un flash-back ramène le spectateur quelques mois plus tôt où le récit commence. On adopte alors le point de vue de Dino Ossola (Fabrizio Bentivoglio) qui fait la connaissance des Bernaschi, les riches parents de l’ami de sa fille. L’histoire se déroule jusqu’à un point clef, après lequel le spectateur est à nouveau conduit au début, avec cette fois, la vision de Carla Bernaschi (Valeria Bruni Tedeschi), la mère de la seconde famille. Une manière de voir l’histoire complétement différente. Le spectateur découvre alors la fragilité, la tendresse et la volonté de donner un sens à sa vie de cette femme mariée à un riche homme d’affaire. Une image que le spectateur n’avait pas imaginée lors de la première version, elle qui paraissait superficielle et dépensière. Enfin, on suit de près la fille de Dino Ossola, Serena (Matilde Gioli). Là encore, une version inattendue est dévoilée. Le dernier chapitre, le dénouement, est commun. Le point de vue n’est donc plus centré sur un personnage en particulier.

Si le spectateur assiste au même passage trois fois, il n’y a aucune redondance, les instants déjà vus sont rapidement abordés pour insister sur le quotidien propre au personnage concerné par le chapitre. Une plongée dans leur univers intime très intéressante.

les opportunistes Critique : Les Opportunistes, trois versions dune même histoire

La situation économique et l’accident de la route vont ainsi remettre en cause toutes leurs certitudes et leur routine. L’accident qui a lieu au début paraît déconnecté du film, jusqu’à ce qu’il rattrape les personnages principaux. Le réalisateur veut alors faire comprendre au spectateur le lien qui unit ces deux familles, aux antipodes. Les traits de caractère de certains personnages paraissent parfois exagérés. La pseudo amitié qui lie les deux hommes est forcément intéressée, avec la volonté d’un homme de se rapprocher d’une famille aisée et puissante. Tandis que l’autre, Giovanni Bernaschi, se sert du premier pour jouer au tennis tout d’abord, avant de l’utiliser et de faire en sorte qu’il investisse dans sa société, en grande difficulté financière. Si les situations débutent de manière assez classique, voire clichée, ce qui est mis en œuvre pour en sortir est plus inattendu.

les opportunistes 2 Critique : Les Opportunistes, trois versions dune même histoire

Le film surprend donc dans sa construction, et parvient à convaincre grâce à une histoire multifacette imprévisible. Le jeu des acteurs est à la hauteur des ambitions du film, avec dans le rôle des deux mères de famille : Valeria Golino, chez les Ossola, et Valeria Bruni Tedeschi, chez les Bernaschi. Cette dernière a d’ailleurs remporté, en juin dernier, un David di Donatello (l’équivalent italien des Césars français) de meilleure actrice pour son rôle dans ce film. Les Opportunistes a raflé d’autres récompenses lors de cette cérémonie, dont les prix du meilleur film et du meilleur scénario. En outre, Les Opportunistes représentera l’Italie lors de la prochaine cérémonie des Oscar, le 22 février 2015, à Los Angeles.

 

Critique : Au Nom du fils, la comédie-dramatique gênante de Vincent Lannoo

Sur fond de comédie, Vincent Lannoo touche à un sujet des plus sensibles aujourd’hui : la religion et particulièrement le catholicisme, dans un film qui aura suscité bien des polémiques. Au Nom du fils, le dernier film du cinéaste belge a pourtant reçu un très bon accueil durant sa tournée festivalière mais voilà, il n’en est pas de même, du moins en France, quant à sa distribution en salle. Le contexte posé, on peut donc parler du film en lui-même et de ce qui suscite tant de réticence du côté des pieux.

À la manière d’Ulrich Seidl ou de Thomas Vinterberg, Vincent Lannoo parle, mais ici par un humour omniprésent, de société, d’une idéologie, simplement d’une religion. Dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas n’est, on le sait, pas chose facile mais quand on le fait avec humour cela passe mieux. En théorie oui, mais ici non. Son protagoniste, Elisabeth, une catholique convaincue qui anime Radio espoir chrétien, accueille le père Achille. Seulement, elle finit par découvrir que son fils, Jean-Charles est victime d’attouchement de la part du curé.

Son idylle religieux s’effondre progressivement et elle perd tout repère. Faute de gens vers qui se tourner, elle retrouve la foi dans une sorte de croisade vengeresse où elle s’improvise justicière voire élue pour ramener la croyance et le divin vers le droit chemin. Tout cela, tourné sur fond d’humour, mettant parfois mal à l’aise le spectateur, du moins, perturbé quelque peu, de voir autant de violence crue dans un film à l’aspect comique.

Le réalisateur a pourtant cette manière intelligente de décrédibiliser l’église en jouant sur les clichés, les faits divers et ses silences. Le scénario est bien pensé, découpé en chapitres appelés « livres », il semble faire allusion à un nouveau testament, une sorte de nouvelle donne chrétienne actualisée.

critique au nom du fils vincent lannoo assassine des cures 1 Critique : Au Nom du fils, la comédie dramatique gênante de Vincent Lannoo

Toutes les séquences décrédibilisent tour à tour les pièces du puzzle de la croyance radicale. Un prêtre devient alors instructeur dans un camp de djihads chrétiens se préparant pour la Guerre Sainte. Dans Au Nom du fils, c’est aussi la rapidité avec laquelle les têtes tombent qui créent l’effet comique. Le même effet que celui d’un film d’horreur de série Z où l’on sait que tout le monde va y passer et où la seule question qui se pose est : dans quel ordre ? C’est ainsi en quelques minutes, que le père de famille se tire accidentellement une balle dans la tête au camp de Djihad, que le prêtre fait une sorte de bénédiction fort maladroite auprès de son fils et du cadavre resté tel quel et qu’ensuite le fils se tire lui aussi une balle dans la tête après avoir parlé de sa relation avec le prêtre Achille à la radio de sa mère.

Au-delà de cette dérision, le propos se veut tout de même cathartique, décomplexé, parfois acharné et non diffamatoire, il marque la volonté de parler de la tolérance de l’homosexualité et de l’écoute des parents envers leurs enfants dans les familles chrétiennes. Il parle des dictâtes religieuses, du racisme ambiant dans les milieux ruraux, du tabou de la pédophilie dans l’église, comme une sorte de mélange explosif de satyre.

critique au nom du fils vincent lannoo assassine des cures 2 Critique : Au Nom du fils, la comédie dramatique gênante de Vincent Lannoo

Tout de même cela fait beaucoup de morts et l’on finit par rire plus de malaise que d’entrain. La pieuse Élisabeth se transforme alors en sainte tueuse à gages venue infliger le châtiment divin. Une sorte de justice raisonnante qui finit elle aussi par être tournée à la dérision et de la même aucun personnage n’est épargné dans ce drame comique où tout bascule.

Critique : Welcome to New York, beaucoup de communication pour trop d’acharnement

Welcome to New York était attendu presque depuis l’annonce de son tournage par Abel Ferrara – et surtout les médias – alors que le monde était encore plongé en plein cœur de l’affaire DSK. Les dernières annonces, et surtout les polémiques, ne desservent pas le film et le retour de Gérard Depardieu suscite autant d’intérêt aux yeux de ses admirateurs comme de ses détracteurs. En bref, cette annonce à Cannes, finalement avortée pour une sortie officielle uniquement en VOD prend des allures de minutieuse stratégie de communication qui a su nous tenir en haleine jusqu’au dernier moment.

 

 

Fin de remise en contexte, entrons dans le vif du sujet. Ferrara prétend donc élucider à travers son film l’affaire DSK, c’est du moins ce que l’on comprend, son arme de communication, et visiblement le propos de surface du film, vont dans ce sens. Seulement, la grande question que l’on peut être amené à se poser est : comment peut-on parler d’une affaire qui a quasiment gardé intact toute son énigme quand on prend parti de cette manière sur ce que, bien entendu, tout le monde pense être les faits réels sans que ceci ne soient vérifiés ? La magie du cinéma et de ce réalisateur résident bien entendu dans l’imagination, mais attention à ne pas trop user de celle-ci pour tomber dans une sorte d’acharnement post-médiatique et potentiellement diffamatoire.

 

Trêve de médias, abordons la partie cinématographique. Le film, quant à sa réalisation, n’est pas un grand chef-d’œuvre et on l’avait bien entendu préféré avec King of New York, film noir inspiré des gangs de Big Apple, décidément obsédé par cette ville qui l’a vue grandir. Le film qui pourtant se scinde en deux parties, l’une sur l’affaire et l’autre revenant dans son passé troublé d’addict-sexuel, dégage un rythme plutôt linéaire, c’est-à-dire ni lent, ni explosif, parfaitement entre les deux.

 

critique welcome to new york beaucoup de communication pour trop dacharnement 1 Critique : Welcome to New York, beaucoup de communication pour trop d’acharnement

 

Gérard Depardieu tient ce rôle haut la main, on apprécie donc grandement son retour au devant de la scène. Son adresse de jeu fait parfaitement ressortir ce que Ferrara voulait nous montrer : tantôt un gros pervers dégueulasse, prêt à sauter sur tout ce qui bouge, tantôt un homme malade et là on ne peut s’empêcher de penser au Shame de Steve McQueen. Troublé par son besoin et sa faim insatiable de sexe qui l’a à plusieurs reprises mis dans de délicates positions jusqu’au coup de massue finale qui acheva l’homme et sa carrière. Cette carrière que Mrs Devereaux veut à tout prix sauver ne semble pas être la première préoccupation de Monsieur, d’ailleurs celle-ci s’éclipse au dernier plan sur toute la durée du film.

 

Jacqueline Bisset y fait également une très belle prestation, dans un milieu de requin, elle veut à tout prix blanchir son mari par pur intérêt. La petite déception reste présente pour Marie Mouté dont on ne peut malheureusement pas entrevoir la grandeur de son talent, En fille de M. & Mrs Devereaux – le nom de DSK dans le film – sa flamme est complètement éteinte par le scénario qui ne lui laisse que très peu la possibilité de s’exprimer.

 

critique welcome to new york beaucoup de communication pour trop dacharnement 2 Critique : Welcome to New York, beaucoup de communication pour trop d’acharnement

 

Il est donc bien loin le temps de Bad Lieutnant ou King of New York, on espère que ce ne fut qu’un égarement pour tenter de surfer sur la vague médiatique. Espérons alors qu’Abel redeviendra le génie qu’il reste, peut-être avec Pasolini. Si vous vous demandez encore s’il faut voir ce film, nous vous dirons donc que c’est à votre guise. Vous ne loupez pas grand chose et vous ne perdez pas votre temps, seulement 7 euros.