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Critique : Un pigeon …, la géométrie d’un absurde poème

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Après avoir parlé d’Amour fou puis Chemin de croix, il m’était inévitable d’écrire quelques lignes sur cette nouvelle peinture vivante signée Roy Andersson. Un pigeon seul sur une branche philosophait sur l’existence, décoré d’un Lion d’or à la Mostra de Venise, vient conclure la trilogie des vivants (également composée des Chansons du deuxième étage, puis, de Nous, les vivants) de l’artiste suédois, et, même si le film porte les marques qui définissent le travail de son auteur, il apporte surtout une froideur aux accents de fraîcheur, tant pour le cinéma que la société contemporaine. Une des marques de fabrique de Roy Andersson est cette influence picturale retranscrite par des plans fixes qui nous sont donnés à contempler. Si notre regard s’attarde tant au coeur de ces plans, c’est parce que […]