Rédacteur - Paul Montoro

Martin Scorsese prend ses quartiers à la Cinémathèque Française le temps d’une exposition exceptionnelle (jusqu’au 14 février 2016). Le vernissage était lundi soir. Nouvel Écran y était et vous en parle.

La filmographie de Scorsese est difficile à résumer tant elle est riche en chefs d’œuvres. La Cinémathèque Française réussit l’exercice en rassemblant en une exposition, accompagnée d’une programmation, une multitude de fragments et d’objets qui font la petite histoire pour mieux raconter la grande et nous permettre d’appréhender l’œuvre du cinéaste dans son ensemble.

scorsese exposition 1 Exposition : Martin Scorsese à la Cinémathèque Française.Le visiteur est amené à suivre un parcours de plusieurs grands thèmes, tels que a New York, l’adoration pour Hitchcock, la conservation des films, New York (je l’ai déjà dit ?) ou encore la musique. L’exposition est composée d’extraits, de photographies, de documents, et de finalement peu d’objets de tournages, (une poignée de costumes, tout au plus). L’intérêt principal que l’on trouvera à flâner dans les salles d’expositions, se trouvera surtout dans la plongée au cœur de la moindre note, la moindre lettre où les idées s’expriment. On y trouvera alors des recherches de lieux de tournage, des dessins préparatoires sur les costumes, ou des descriptions de plans.

Mais ce qui est finalement le mieux mis en valeur c’est bien le Scorsese cinéphile : celui qui réalise Hugo Cabret et Aviator pour clamer son amour respectivement à Georges Méliès et à Howard Hughes. A noter également que l’exposition est l’occasion de voir le court-métrage publicitaire The key to reserva, véritable hommage à Hitchcock, où Scorsese réussi un exercice de style en adaptant un script d’Hitchcock, à la manière d’Hitchcock le tout en nous vendant du « champagne catalan » (?!). On trouve un léger manquement cependant avec l’absence de musique, qui ne se fait entendre que vers la fin de l’exposition, pour évoquer les documentaires  No direction home  (Bob Dylan) et Shine a light  (The Rolling Stones), donnant l’impression d’une barrière entre musique et image.

Au final on ne peut que vous inciter à saisir cette occasion de découvrir ou redécouvrir la filmographie et la vie de l’enfant de Little Italy devenu le cinéaste incontournable de New York.