Rédacteur - Alexis Zamora

En me renseignant sur la saga Fast and Furious, à ma grande surprise, je me suis aperçu que les volets 8 et 9 étaient déjà sur Allociné.

Fast and Furious 7 souffre du même symptôme que la plupart des blockbusters d’aujourd’hui, il est insipide. Il entre dans un système hollywoodien qui tourne à vide. L’utilisation de cet argent en masse empêche toute création et liberté artistique. Le moindre mouvement est calculé au millimètre, les acteurs sont creux et donnent l’impression de découvrir leurs textes sur leurs mains. Tout est déjà vu et a déjà été fait. On tient les comptes et ça fait désormais sept fois que cette licence nous sert la même soupe depuis une dizaine d’années.

La mécanique du film est toute simple : une boucle qui enchaîne les scènes d’actions au quatre coins du monde, sans réelle cohérence scénaristique, en introduisant obligatoirement des filles assez peu vêtues, de belles voitures et qui se termine sur une grosse explosion pour conclure la scène. Puis, petite transition calme où Vin Diesel, Dwayne Johnson et Jason Statham comparent leurs anatomies sur fond de blagues salaces, plus affligeantes les unes que les autres, et paf on est reparti pour un tour de manège.

Mais attachez vous bien, attention aux relents du kebab de midi, aucun plan ne dure plus de trois secondes, comme l’impression de regarder un clip de Booba durant deux heures. L’autodérision en moins, une overdose arrive tellement vite de nos jours.

Je ne peux pas avoir de tolérance pour un film qui respecte plus ses voitures que ses actrices. F&F7 doit supporter comme méchant Jason Statham et son jeu digne d’une huître avariée, mais on ne lui en veut pas, sa malédiction l’oblige à jouer le même rôle dans chacun de ses films.

critique fast and furious 7 un divertissement sur grand ecran 1 Critique : Fast and Furious 7, un divertissement sur grand écran

5 fausses bonnes raisons d’aller voir Fast and Furious 7 :

– Aucun film de Luc Besson n’est sorti ce mois ci.

– Marre d’écouter de la bonne musique, NRJ Summer Hits Only 2014 fait office de B.O.

– Vous voulez larguer votre meuf subtilement.

– Paul Walker est mort, c’est un devoir de mémoire.

– Vous êtes un gros beauf.

N’importe quel film à petit budget a cette chose mystique que ne posséderont jamais ces blockbusters formatés, il arrive bien plus facilement à nous rapprocher de ses personnages et donc à transmettre des émotions à ces spectateurs. Et voilà le principal problème du film de James Wan, il ne transmet aucune émotion.

Fast and Furious n’est pas du cinéma, c’est juste un médiocre divertissement à l’esthétique clipesque. Son unique objectif est de ne jamais vouloir ennuyer, mais à part jouer aux sept différences entre Vin Diesel et Dwayne Johnson ou compter le nombre de placements de produits, vous perdrez 10 euros et 2h17 de votre vie, de toutes façons il passera l’année prochaine sur NRJ 12.