Rédacteur - Alexis Pommier

Un vendredi à 11h dans le 11e arrondissement de Paris. Un quartier comme on en voit partout dans la capitale, des bistrots, une boite de nuit, des restaurants chinois ou japonais, des kebabs et un petit marché sur une place.

La rue dans laquelle je dois aller me saute immédiatement aux yeux. Il me semble en effet l’avoir vu dans un film, ou plusieurs peut-être. Je monte donc au premier étage accompagné d’un caméraman et néanmoins ami. HPG m’accueille, la tête dans ses mails, sa femme se prépare et le petit Léni joue et court à tout va. Visiblement c’est le coup de feux.

Je me retrouve donc dans ce grand appartement parisien au coeur d’un vieux bâtiment industriel. Un appartement vaste, lumineux, parsemé de poussettes, de jouets d’enfants et avec une petite tente au milieu du salon.

Je dois ici interviewer HPG, l’homme aux 600 pornos et sa compagne Gwen sur son nouveau film, un film « tradi » cette fois, un film de famille.Les impressions que m’a d’ailleurs laissé cette autofiction se confirment ici, HPG aime parler de lui, ses enfants, aime sa compagne et aime sa famille. Après son rôle de macho dominant qualifiant à l’envie ses actrices de salopes ou putes, c’est maintenant peluche au bras qu’il joue la partition du papa respectable modèle.

Il s’inquiète avant notre interview que son fils dorme bien avec un sang froid et un self control que beaucoup de jeunes parents envieraient, et très à l’écoute de sa femme. L’on ne peut s’empêcher de relever comme une forme d’incongruité entre HPG papa-gâteau et HPG fou d’humiliation. Difficile au final de dire dans lequel des rôles il est le plus sincère; ou même le plus convainquant.