Rédacteur - Alexis Pommier

James Franco nous propose ici un voyage onirique dans une version décadente de La Passion de Jeanne d’Arc de Theodor Dreyer. Présenté par Gucci, ce film est une sorte de définition, propre à lui, de la passion qui engendre la jalousie, le libertinage et l’adoration de l’autre.

Expérimental, sur une bande sonore enlaçante, par une photographie prodigieuse, La Passione nous captive, nous trouble, nous obsède.

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Les ATL Twinz y sont des sortes de gardes s’apparentant à des canidés féroces et y font en ces rôles une belle prestation. On retrouvait déjà les deux bad boys d’Atlanta aux côtés de James Franco dans le dernier film de Harmony Korine : Spring Breakers.

Par ses corps enlacés, par tout ce qui compose cette image et au-delà du film lui-même, La Passione pose des questions bien plus métaphysique qu’il n’y paraît : au fond, qu’est-ce que l’amour ? qu’est-ce que la souffrance ? pourquoi aimons-nous ? qu’est-ce qui nous attire ?