Rédacteur - Alexis Pommier

Alors qu’il y a deux jours nous célébrions le D-Day, voici un court-métrage qui a le mérite de présenter la Seconde Guerre Mondiale sous un tout autre aspect. À cette époque, les familles dont les hommes étaient morts au combat se voyaient adresser des condoléances par un télégramme.

Les femmes restées à la maison espéraient bien entendu que le porteur de mauvaise nouvelle ne s’arrête pas à leur porte. Mais quand celui-ci est un estropié marchant lentement et s’arrêtant régulièrement pour reprendre son souffle, le suspense se transforme vite en véritable supplice.

S’il y a deux choses importantes à retenir ici : comme énoncé précédemment, le personnage du porteur de télégramme sur lequel tout le rythme du film repose, un rythme pénible faisant monter la tension dramatique à son apogée et la construction et l’opposition psychologique des personnages des deux femmes qui, face au danger ne réagissent pas de la même manière.