Rédacteur - Charlie Briand

Quoi qu’on en dise, Ken Loach a toujours su nous raconter des histoires et nous sensibiliser par son art du récit. Ici, il ne s’arrête pas là puisque c’est aussi le geste, le corps, la danse qui nous annoncent des émotions émergeant d’un contexte socio-politique relativement moins festif dans la souffrante Irlande des années 30. Alors, quelle va être cette fois la recette de grand-père qui nous transformera en brit l’espace d’un film ? Serait-ce l’ultime de Ken Loach ? En tout cas, derrière l’aspect historicisant et les beaux costumes de Jimmy’s Hall, une riche réflexion s’annonce pour ceux qui décideront de prendre place au fond de la salle, sûrement aussi riche que l’immersion dans laquelle vous, peut-être, spectateurs du premier rang, serez plongés.

En attendant l’accueil Cannois pour cette parenthèse irlandaise, prenons le temps de saluer l’œuvre de Sir Loach dans sa totalité, depuis le Free Cinema jusqu’aux générations futures, qui partagent cette même verve cinématographique.